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Galerie Ouizeman @ Galerie Gastaud

Between dreams and landscape
Stephan Crasneanscki, Neil Lang, Laurent Pernot

3 artistes choisis pour incarner le désir de rêve qui s’inscrit au sein même de l’espace du paysage.
Le paysage désirant, le paysage désiré.
Plus qu’une utopie, un besoin réel dans une société où la « mère nature » a été oubliée.
Regarder la lune, marcher vers…
 Les années soixante ont vues ce rêve se réaliser. Depuis notre vision de cet astre n’est plus la même.
Neil Lang nous amène à dédoubler notre regard. Il n’y a pas qu’une lune et la projection de la lumière nous amène à contempler des images vidéos évanescentes qui se diffusent et nous laissent entrevoir un autre possible. Contempler, se laisser aller à la poésie de l’image.
 Cette lune qui n’en finit pas d’apparaître est une porte vers le rêve…
Stephan Crasneanscki nous entraîne dans cette jungle infranchissable. Il est question de se perdre, d’apercevoir les méandres de la pensée vers laquelle un chaman péruvien nous guide.
 Dans un inlassable travelling, la caméra nous fait pénétrer dans une illusion improbable.
 La forêt amazonienne, dans sa puissance et sa force, ressuscite un un besoin que l’on a tenté d’étouffer.
Assister à la naissance d’un monde, regarder la planète se créer, les montagnes s’élever et surgir de l’eau, revenir vers un temps proto-historique où tout est à inventer, où le temps s’étire et défile dans une éternité résonante. Laurent Pernot redessine un monde dans la vidéo « Montagnes » et nous convie à nous en émouvoir.
Vidéoformes 2017 impulse ainsi une belle rencontre entre artistes, galeristes et regardeurs.
 La galerie Claire Gastaud invite ici la galerie Odile Ouizeman à se déplacer dans l’espace pour proposer un voyage entre rêve et paysage que Stephan Crasneancki, Neil Lang et Laurent Pernot ont fabriqué et nous restituent.

LAURENT PERNOT (France)
Montagnes (455 secondes), 2009
Vidéo HD, 7’35, musique stéréo

Montagnes (455 secondes) montre un monde minéral virtuel en mouvement, par la succession de paysages où l’on voit s’élever des montagnes, comme l’accélération virtuelle du temps géologique terrestre.
Inspirés par des photographies de paysages actuels faites par Laurent Pernot, cette vidéo est en quelque sorte un retour à l’origine de la formation de ces massifs, qui a précédé l’émergence de la vie humaine. La bande sonore suggère une activité souterraine volcanique puissante et inquiétante, puis nous introduit progressivement au Trio in E Flat-0 de Schubert.

Né en 1980, Laurent Pernot vit et travaille à Paris. Diplômé de l’Université puis du Fresnoy studio national des arts contemporains, il poursuit depuis un parcours singulier ponctué de résidences et d’expositions en France et à l’étranger. En privilégiant toutes les formes d’expressions, de la conception d’installations à la production d’images, Laurent Pernot expérimente des processus temporels, poétiques et immersifs. Ses productions s’articulent de façon récurrente autour des notions de visible et d’invisible, du temps et des égarements de la mémoire, en s’inspirant de l’imaginaire des sciences et de l’histoire qui hantent l’individu comme la société. L’identité, la fragilité, l’origine et les limites du vivant sont parmi les thèmes qu’il explore de façon récurrente.

STEPHAN CRASNEANSCKI (USA)
Ayahuasqueros
Recordings from the Amazon, Pérou 2012

En mai 2012, le Soundwalk Collective dont Stephan Crasneanscki est le fondateur, est allé au cœur de l’Amazonie péruvienne pour récolter les chants rituels antiques de l’Ayahuasquero, Maître Chaman et praticien de la médecine végétale.
Lors de ses rites, le chaman consomme une potion puissante à base d’Ayahuasca ou « liane des esprits », une liane sacrée de la jungle amazonienne.
Cette potion cause une forte expérience psychédélique qui entraîne des hallucinations visuelles et auditives. C’est dans cet état que l’Ayahuasquero invoque « l’icaro », ou chant magique. L’icaro est plus qu’une chanson, c’est un langage grâce auquel le chaman communique avec les esprits des plantes et des animaux de la jungle – il parle à travers eux, et eux chantent à travers lui. Il existe plus d’un millier d’icaros par lesquels les Ayahuasqueros appellent les esprits pour qu’ils soignent, protègent ou attaquent. Les icaros sont du « son pur », des mélodies rendues abstraites afin qu’elles deviennent intangibles, comme l’air. Sous cette forme intangible et toute puissante, les icaros permettent aux chamans d’avaler des fléchettes, de visiter des planètes lointaines, d’appeler l’arc-en-ciel et de tuer. »
Sous la forme d’un long travelling, Stefan Crasneanscki, nous propose un film qui restitue une vision mystérieuse d’une poésie toujours vivante dans cette société.

Né en 1969 à Odessa, Stephan Crasneanscki vit et travaille à New-York. Après un BFA (licence) à la Parsons School of Design et un MFA (master) à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York (NYU), il crée Soundwalk en 2000. Ses premiers parcours sonores à Chinatown et dans le Lower East Side deviennent rapidement des classiques et la fondation Adidas lui donne carte blanche pour créer trois nouveaux parcours dans le Bronx avec Jazzy Jay et Afrika Bambaataa, récompensés par un Audie Award en 2004. Depuis, Soundwalk a développé un catalogue mondial avec des productions à Paris, Londres, Berlin, en Chine, en Inde, et en Espagne, récom- pensées par de nombreux prix : Dalton Pen Award 2005 pour le Sonic Memorial Soundwalk de Ground Zero avec Paul Auster, Audie Award 2009 pour le Beijing Soundwalk avec Gong Li…

Stephan Crasneanscki collabore régulièrement avec de grandes marques et des institutions culturelles. Sa première exposition de travaux photographiques a lieu à Chelsea à New York en 2001. En 2008, il a photographié les douze plus influents leaders religieux pour le livre des frères Naudet, «Au nom de Dieu».

NEIL LANG (USA)
Under the Moonlight, Approximately 4000 Kelvin
Photographie et vidéo, 2016

Entendre le silence
Une poésie intrigante.
Comme une narration qui se crée.
Observer la nature la nuit. Révéler sa magie par des lumières et des contrastes très forts.
Jouer avec des températures de lumières très froides.
La nuit devient une enveloppe de création, un moment d’échange avec la nature. On entend presque son silence.
Un monde paradoxal où science et intuition se côtoient.
En révélant les équilibres fragiles entres les objets, Neil Lang recherche les interactions évidentes qui sont les fondements d’univers et de mondes parallèles et autonomes.
Il délivre à la fois une image, au statut d’ouverture irréelle, et dans un même espace-temps il met au jour des concepts fondamentaux inscrits dans la nature.
Univers, Etoiles, Orbite, Gravité, les systèmes fondamentaux de notre nature sont en perpétuel mouvement. Contradictoire et indispensable, ce mouvement crée un équilibre bien établi que l’artiste fait apparaître, témoignage d’un phénomène tant physique qu’esthétique.
On pense alors à Walter Benjamin et l’aura qui nous baigne dans un monde rationnel tout en reconnaissant, à travers la valeur attribuée à l’œuvre d’art, une autre source possible de la connaissance qui ne serait pas rationnelle mais magique…
Esther Arman
Né à New-York en 1967, vit et travaille à Paris
Neil Lang passe son enfance à New York où son père, peintre, l’amène à côtoyer le milieu artistique du Village.
C’est en France qu’il se forme à la photographie au sein de l’armée de l’air où il sera recruté comme technicien photographe.
Il se dirige alors vers la presse et la publicité et se confronte à l’immédiateté du rapport à l’image en dirigeant la communi- cation d’un magazine d’actualité culturelle. Par la suite il crée et manage une agence de création interactive qui réalise des productions pour les grandes marques de la mode, du luxe et du design comme Karl Lagerfeld, Ungaro, Oscar de la Renta, Loris Azzaro…
Depuis dix ans il collabore à la production et à la diffusion de la photographie plasticienne, auprès d’artistes internationaux tout en développant une pratique de la photographie où l’émotion et la contemplation s’entremêlent dans des questionne- ments scientifiques.

Galerie Claire Gastaud
Du 16 au 01 avril
5/7 rue du Terrail – Clermont-Ferrand

Ouvert du mardi au samedi de 14 à 19 h.
Tél. 04 73 92 07 97
Caroline Perrin 
Caroline@claire-gastaud.com
http://www.galerie-gastaud.com

Galerie Claire Gastaud