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Hommage à Charlotte Moorman

HOMMAGE À CHARLOTTE MOORMAN
Performance originale de JORIS GUIBERT
Présentation de JEAN-PAUL FARGIER
Projection du film ‘Topless Cellist’ – Charlotte Moorman de Howard Weinberg & Nam June Paik (1995, 29′)

16 MARS – 20H45
Salle Boris Vian
Maison de la Culture

Déjà un quart de siècle que Charlotte Moorman (1933-1991) nous a quittés, nous les spectateurs de la vidéo élevée au rang d’art plus que moderne (postmoderne ?) par son fondateur (en 1963), le coréen, Nam June Paik (1932-2006). Pendant plus de vingt ans, Charlotte et Nam June sillonnèrent le monde (Boston, Venise, New York, Paris, Berlin, Tokyo, etc) pour démontrer par des performances ébouriffantes un théorème aussi essentiel et irréfutable que celui d’Archimède : tout corps plongé dans un flux électronique exerce une poussée horizontale et verticale, universelle et globale, égale à la totalité des effets de Direct ayant cours au même moment dans et par toutes les télévisions du monde. Théorème sur lequel s’édifient tous les avatars de l’art dit vidéo. A l’ère du Tout Numérique on risque de l’oublier. C’est pourquoi il est juste et nécessaire de célébrer le passage de Charlotte Moorman sur terre. Comme nous le ferons ici ce soir.

Jean-Paul Fargier

Violoncelliste, performeuse, organisatrice d’événements, Charlotte Moorman est une protagoniste charismatique de l’avant-garde musicale new-yorkaise des années 1960. En 1963, elle fonde L’Avant-Garde Festival, qu’elle dirigera jusqu’en 1982. Elle y rencontrera Nam June Paik ; leur complicité durera jusqu’à sa mort.

Jean-Paul Fargier, né en 1944, à Aubenas (07) a passé pas mal de temps, depuis cinquante ans, à écrire sur le cinéma, la télévision, l’art vidéo dans toutes sortes de publications (Téléciné, Les Cahiers du Cinéma, Cinéthique, art press, Turbulences Vidéo) et à faire des films, des vidéos dans toutes sortes de formats (dont une centaine de documentaires pour la télévision). Il a publié outre un roman (Atteinte à la fiction de l’Etat, 1978, éd. Gallimard) une dizaine d’essais critiques (sur Bill Viola, Nam June Paik, Godard). Ah oui aussi, pendant quarante ans il a enseigné le cinéma, la télévision, l’art vidéo et leurs rapports à l’Université Paris VIII (Vincennes puis Saint-Denis). Maintenant il fait semblant d’être en retraite à Goudargues (30).

Joris Guibert est vidéaste plasticien et enseignant en esthétique du cinéma à Lyon.
Sa démarche hybride une dimension pratique à une dimension théorique. Il a écrit durant un an dans Revue & corrigée un essai sur la vidéo, le cinéma expérimental et la performance audiovisuelle.  Ses travaux de recherche ont été publiés dans les revues Turbulences vidéo, L’autre musique, et la revue universitaire canadienne Cinémas. Ses films et installations ont été diffusés lors d’événements tels Bruits (Cité du Cinéma, Institut ACTE Université Sorbonne Paris 1 & CNRS, ENS Louis-Lumière), et à travers des expositions au sein de structures telle la Film Gallery (éditions Re:voir), La Mostra (off Biennale Internationale du Design de St Etienne). Ses performances audiovisuelles ont été réalisées dans des lieux comme la Cité des Sciences et de l’Industrie (Vision’R, Paris), les Subsistances (Mirage festival, Lyon), ou encore le Centre d’art Sporobole (Canada).